mon tour du monde

Ouest Américain

septembre 2013, je pars à la découverte de l'Ouest américain et de ses parcs nationaux avec des amis. De Yellowstone à la Vallée de la Mort, 3 semaines de découverte de paysages grandioses et une super complicité, un voyage inoubliable.

 
Type de voyage : autonome
Hébergement : camping et hotels pas chers

Période de voyage : septembre, il fait encore beau mais pas trop chaud la journée. par contre, un peu froid le soir.

 



Publié à 01:02, le 5/01/2014, dans voyages culturels, Etats-Unis
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Colombie, des Andes aux Caraibes (2)

04 février, 04h30, à nouveau levée de bonne heure. Petit dej’ tranquille en attendant que le guide se lève. Je crois qu’il commence à accuser le coup de la première semaine de voyage et de toute l’organisation que cela impose. Le minibus arrive, chargement des bagages et nous partons finalement à 05h30. Le bus est assez confortable et l’on dort une bonne partie du voyage jusqu’à Bogota.
09h00, nous voilà déjà à l’aéroport, le chauffeur a super bien roulé et il n’y a pas eu de bouchon. Nous sommes en avance et le guide essaye de négocier pour que l’on prenne un avion plus tôt que prévu. Mais il n’y a pas assez de place pour tout le groupe, on va donc attendre notre avion. Ça nous donne l’occasion de prendre un nouveau petit déjeuner, chocolat chaud et donut à l’arequipe (confiture de lait).
 
11h00, on passe le check-in puis embarquement à bord d’un avion Avianca super classe. Rien à voir avec l’avion d’Iberia, La compagnie colombienne est bien mieux que l’espagnole, sièges confortables, écrans individuels… Je passe ainsi l’heure de vol à jouer sur mon écran individuel. Et nous voici à Santa Maria sur la cote caraibes, température au sol, 29°C, ça change.
13h00, après avoir récupéré les bagages, on sort de l’aéroport et on monte dans un nouveau minibus pour encore environ 2 heures de route. On fait un arrêt déjeuner dans un centre commercial pour manger. Ce n’est pas très typique, et je décide de gouter la version colombienne du Mc Do, El Corral. Les prix ne sont pas donnés, à peu près les mêmes qu’en France mais les sandwichs sont plutôt bons et les steaks plus épais.
On reprend ensuite la route jusqu’au parc Tayrona, parc national situé dans les montagnes de la Sierra Nevada de Santa Marta. C’est un peu le bordel à l’entrée du parc car il y a beaucoup de monde et que l’accès est réglementé mais finalement après 10 minutes de parlementassions nous passons le poste de contrôle. Notre chauffeur nous arrête sur un parking, il nous faut maintenant continuer à pieds. C’est bien ils essayent de préserver la nature en interdisant l’accès aux voitures. Et si les gens ne veulent pas marcher il y a toujours possibilité de louer des chevaux.
 
On retrouve un guide local puis on part à pieds à travers la forêt tropicale. C’est la première fois que je me retrouve dans ce genre de paysage et j’adore. On ne voit plus que le chemin et tout autour du vert. Ça change totalement des montagnes que l’on avait jusque là et c’est sympa de pouvoir voir différentes facettes de la Colombie.
Et dès le début de notre petite randonnée, on a la chance de voir un fourmilier se promener dans les branches au dessus de nous. Un petit peu plus loin, le guide nous emmène aux pieds d’un énorme arbre vieux de 500 ans, un autre dont le tronc s’est creusé avec le temps, des petits singes se balancent dans les arbres, des oiseaux chantent... c'est comme si la nature nous souhaitait la bienvenue.
Après une heure de marche, nous arrivons au campement et nous avons tous une légère déception. En marchant dans cette forêt on s’était tous imaginer arriver sur la plage, poser nos sacs et nous étendre sur des hamacs tendus entre 2 cocotiers. Mais, c’est devant un vrai complexe touristique que nous arrivons, des petits chemins pavés, un restaurant, des sanitaires en béton, des cabanes/chalets, et comme un grand préau avec en dessous une soixantaine de hamacs. Ça a l’avantage de protéger du vent et de la pluie mais ça enlève tout le charme aventurier. Finalement il y aurait presque trop de confort. Mais on ne va pas s’en plaindre, le cadre est tout de même super.
 
Le temps de s’installer dans nos hamacs, de prendre une douche et nous nous retrouvons tous au restaurant. Les serveuses ne sont pas super agréables, elles étaient beaucoup plus sympas dans les petits restos que l’on a fait précédemment. En entrée, on a le droit à une soupe de poisson assez moyenne en comparaison avec les soupes précédentes, en plat une escalope de poulet accompagnée de frites, riz et salade, pas mauvais, en dessert coco, arequipe et cannelle. Ce n’est pas très beau d’aspect mais à la différence de la majorité du groupe, j’aime beaucoup le gout. C’est très sucré mais, j’adore le sucre.
On retourne à nos hamacs en passant par la plage. On est éclairé que par les étoiles et nos frontales. Et sur un petit chemin, au milieu de hautes herbes on se retrouve nez à nez avec un petit serpent rouge. Il n’est vraiment pas bien grand mais il parait que les serpents rouges sont dangereux. On fait donc attention en passant.
Il faut maintenant s’installer pour notre première nuit en hamac. Et finalement c’est assez confortable.
 
 
Matinée de transport qui est passée assez vite finalement et nous voici dans une toute autre partie de la Colombie. On découvre les Caraibes, la forêt tropicale et la plage. C'est sympa de changer de paysage après presqu'une semaine dans les Andes.
 
 
05 février, 06h45 et déjà réveillée, il faut croire que j’ai pris l’habitude. La nuit a été un peu fraiche mais finalement j’ai mieux dormi dans le hamac que sous la tente. Les autres dorment encore, je décide de me lever et de me préparer puis je vais marcher sur la plage. C’est super beau. Hier de nuit on ne voyait pas grand-chose mais en fait la forêt se jette presque dans la mer. On se croirait dans Lost. J’adore.
07h45, je retourne vers les hamacs, mais tout le monde dort encore ou presque. Avec 2 autres, également réveillés, on entreprend de bouger un peu tout le monde car c’est pas tout ça mais on a des choses à faire et à voir aujourd’hui. On était censé partir à 08h00, je crois que c’est loupé.
On se retrouve tous au petit dej’. Ce matin, c’est petit dej’ continental, tartines, galettes de mais, jus de Maracuya et chocolat chaud. Ici pas de soupe à la viande.
 
09h00, tout le monde est enfin prêt et on rejoint notre guide local pour une rando plage/forêt. J’ai décidé d’y aller en tongs, je ne sais pas si c’est une bonne idée, on verra bien. De toute manière sur le sable, on marche tous pieds nus. La marche nous fait aller de plage en plage tout en passant un peu dans la forêt. L’occasion de voir des petits singes, ainsi qu’un crabe des sables dans son trou. C’est plutôt sympa comme balade, pas toujours très agréable pour les pieds quand on n’a pas de chaussure mais c’est gérable.
On fait une pause sur la plage El Puerto. L’occasion d’aller gouter à l’eau de la mer des Caraïbes. L’eau doit bien être à 24°C et c’est agréable. Par contre il n’y a pas assez de vagues à mon goût. Je suis habituée à l’océan Atlantique et aux rouleaux. Ça manque un peu ici. Sur la plage, le guide a ramassé des cocos et nous les ouvre. Ce n’est pas super pratique de boire l’eau de la coco et on s’en met plus sur le visage que dans la bouche mais la coco fraîche est super bonne. On s’essaye ensuite à la grimpette au cocotier. Il y a une technique bien particulière, il faut enrouler ses jambes et ses bras autour de l’arbre comme si on l’embrassait. Je suis très nulle à cet exercice, je n’arrive même pas à décoller mes fesses.
 
On reprend ensuite la marche direction la plage El Cabo où on tombe sur un autre campement. Plus sommaire que celui où on est, ici il y a principalement des tentes. Une douche rapide pour enlever le sel et le sable puis c’est l’heure du pique nique, sandwich au thon, grenadilla et barre chocolatée.
Pour cet après midi le groupe se scinde en 2, ceux qui préfèrent rester farnienter sur la plage et ceux qui décident d’aller faire une rando dans la forêt. Je choisis la seconde option. Je crois que c’est là que je vais regretter le choix des tongs.
On part donc à 5 plus les 2 guides pour environ 1h30 de marche, direction El Pueblito, village indien perdu au milieu de la forêt tropicale. A nouveau la chance nous sourit, et dès le début de la rando, on aperçoit un gros iguane. Il est très beau avec sa couleur verte et sa queue rayée. On traverse ensuite une rivière puis on attaque 300m de dénivelé de montée. Ça monte assez raide mais le paysage est super sympa. Par contre au milieu de la forêt, il y a 80% d’humidité dans l’air et on se retrouve très vite tout dégoulinant. Et deuxième galère, comme prévu les tongs, c’était pas la meilleure idée. Du coup je continue nus pieds, c’est plus simple.
Nous voici au pueblito. C’est dommage les indiens sont partis (ils ne vivent pas ici et viennent juste le matin) mais nous visitons quand même le village et le guide nous explique la vie des indiens avant et maintenant. Ils ne sont désormais plus que 30 000 répartis en 4 tribus. La visite du village est également l’occasion de gouter à un nouveau fruit exotique, le caïman. La texture est assez bizarre mais c’est super bon.
 
On attaque maintenant la descente. J’ai remis mes tongs, c’est un peu galère au début mais une fois que j’ai choppé le truc, je gère. Le chemin du retour nous mène à une belle plage naturiste où les gens sont tout sauf naturistes. Ça tombe bien parce que j’aime bien mon maillot de bain. La plage est super sympa et il y a de belles vagues dans lesquelles on va jouer.
17h00 on repart vers El Cabo où on rejoint le reste du groupe. Ils commençaient à trouver le temps long et étaient sur le point de partir. Mais avant de prendre le chemin du retour on a le droit à un 4 heures ananas frais. C’est délicieux. Ici les fruits n’ont vraiment rien à voir avec ceux que l’on mange en France. Ils sont beaucoup plus juteux et ont plus de gout. Le retour me parait plus long et en plus la nuit commence à tomber. Mais cela nous permet d’avoir un super coucher de soleil.
Une fois au camp, on passe tous à la douche pour enlever le sable et le sel. Ça fait du bien. Direction ensuite le resto, au menu, soupe de poisson, poisson avec riz-coco, salade, et chips de banane, dessert coco et arequipe.
 
Après manger on décide d’aller à la chasse aux caïmans. Il parait qu’il y en a plusieurs vers la plage et qu’ils sortent la nuit. On part donc sur la plage avec nos lampes frontales. Il fait bien nuit et il faut faire attention. Finalement on voit seulement un caïman, dans l’eau. On ne voit que ses yeux mais c’est déjà sympa.
Retour au camp et au dodo.
 
 
Super journée à la découverte des plages et de la forêt du parc Tayrona. J’adore cette région et ce paysage.
 
 
06 février, 07h00 je suis réveillée par la luminosité et le bruit et décide de me lever. Aujourd’hui tout le monde est plus ou moins réveillé et on se prépare tranquillement avant d’aller prendre le petit dej’ dans un resto sur la plage. Petit déjeuner typique avec œufs au plat, aquipa (galette de mais), chocolat chaud et jus de curuba. Le service est un peu long mais ce n’est pas mauvais.
 
09h30, nos affaires sont prêtes, le check out est fait et nous reprenons tranquillement le chemin du retour. Ce matin, aucun animal en vue, le chemin parait plus long. Après 50 minutes de marche, nous arrivons au parking où nous récupérons un mini-bus direction Carthagène. 4 heures de route pendant lesquelles on fait connaissance avec les joies de la conduite dans les Caraibes, des vélos, des motos, des voitures et des camions se doublant et se croisant dans tous les sens. Je ne sais pas ce qui est pire entre ça et les multiples virages de la route pour allez au Cocuy.
On passe au milieu de lacs. C’est joli et par moment on a presque l’impression d’être sur une île, de l’eau à droite, de l’eau à gauche. On dépasse au loin la ville de Baranquilla, le plus grand port de Colombie. Depuis la route, la ville n’est pas très belle. Mais il parait que c’est une ville très sympa dans laquelle se déroule un super carnaval presque aussi bien que celui de Rio.
13h15, pause repas dans un petit resto. Au menu, soupe de légumes + viande, émincé de bœuf avec manioc, riz et haricots, très bon. Et en boisson agua de panela fraiche, je commence vraiment à saturer avec cette boisson, trop sucrée.
16h00 nous voici enfin à Carthagène, à la casa de Lucia, superbe maison tenue par Lucie, une Colombienne au fort caractère. Le temps de s’installer, de boire une grenadine offerte par la maîtresse de maison, et nous partons visiter la vieille ville.
 
Carthagène est une ancienne ville fortifiée dont il reste encore de nombreux remparts. Nous partons d’abord vers le centre. On se promène dans les nombreuses petites rues et leurs maisons coloniales de toutes les couleurs avec leurs jolis balcons. Il y a des petites places un peu partout avec ça et là des vendeurs de fruits, de pâtisseries, de jus et de tas d’autres choses. J’aime beaucoup l’ambiance de cette ville.
On rejoint ensuite les remparts d’où on a une vue sur la mer. Le soleil est en train de descendre et cela donne une belle luminosité. On décide d’aller boire un verre au Cafe del Mar d’où on pourra profiter du coucher de soleil. Et hormis le prix des cocktails (qui est à peu près le même qu’à Paris !!), le cadre est super. Nous sommes en terrasse avec vue sur la mer et le soleil couchant, un mojito, de la  bonne musique, quoi de mieux pour finir de belles vacances (enfin ce n’est pas encore vraiment la fin, il nous reste une journée).
Après cet apéritif, on va manger à la Coccina de Carmela, poisson pané, galette de banane, riz coco et salade avec un jus de maracuya. Le jus est assez moyen mais le plat très bon.
 
On retourne à l’hôtel pour prendre une douche rapide et on repart ensuite faire la fête dans le quartier de Getzemani. Nous sommes désormais en dehors des remparts, le quartier est plus populaire, un peu moins touristique mais c’est très sympa. On s’arrête sur une place ou tous les jeunes colombiens se retrouvent pour discuter, boire un verre, jouer de la musique. On achète un jus à une dame tenant un petit stand ambulant. Je choisis mangue-banane, avec du lait. C’est un peu lourd après manger mais c’est vraiment super bon.
Le guide nous emmène ensuite à l’hostel media luna, une auberge de jeunesse qui tous les mercredis se transforme en bar-boite de nuit. Encore un super plan. Il y a du monde, la queue dehors, la queue au bar et la queue pour monter sur la terrasse. Mais c’est super sympa. Au premier un groupe joue en live et sur la terrasse (attention nombre limité de personne au risque que la terrasse s’écroule) un DJ met l’ambiance pendant que l’on profite de la vue sur tout Carthagène.
 
01h00 du matin, il commence à se faire tard. On décide de rentrer. Le temps de se perdre dans l’enchevêtrement de ruelles de la vieille ville et à 1h30 nous revoici à l’hôtel.
 
Encore du trajet mais cette fois ci pas trop long. Nous sommes toujours sur la côte Caraïbes mais que de différences entre le parc Tayrona, sa forêt, ses superbes plages et ses hamacs, et Carthagène, ses ruelles colorées, ses bars et les supers chambres de Casa Lucia.
En règle général je préfère la nature aux villes, mais Carthagène est une ville qui a tout ce qu’il faut pour qu’on l’apprécie. Encore une super journée.
 
 
07 février, 07h30, la nuit fut courte mais bonne, de bon lits et bien au chaud. Et surtout au réveil, un super petit dej’, servi sur des petites tables devant les chambres avec vue sur le patio central. Au menu, un chocolat chaud, un jus d’orange, une grande assiette de fruits, des pancakes (ou des œufs), des toasts, des galettes de mais, des minis carottes cake et des minis gâteaux au chocolat. Et pour ceux qui auraient encore faim malgré ce copieux petit dej’ des céréales et du pain sont à disposition. Le meilleur petit déjeuner de tout le voyage, vraiment super bon.
 
09h00, nous rencontrons notre guide locale pour la matinée, une grande franco-colombienne au caractère presque aussi trempé que celui de Lucia. Au programme, un tour de la ville historique et des remparts construits par les espagnols pour se protéger des anglais et des français au temps de la colonisation. On parcourt les petites rues (l’architecture typique des maisons a été apportée par les espagnols), la place des douanes (qui avant donnait directement sur la mer et était relié au quartier de Getzemani par un pont ; maintenant tout a été comblé et à la place de la mer se trouve une route), la cathédrale et le musée de l’inquisition (où on peut voir tous les instruments de torture utilisés à cette époque, et on peut dire qu’ils avaient de l’imagination).
Après avoir dit au revoir à notre guide locale, nous retournons vers les remparts. On se retrouve à l’ancienne armurerie reconvertie en marché artisanal. Ici pleins de petits stands où on peut faire nos achats souvenirs. Mais à nouveau, comme à Villa de Leyva je ne trouve rien qui me séduise plus que ça. On verra demain.
Ce midi, on va manger dans un petit resto dans le centre de Carthagène. Au menu crevettes sauce coco, riz, chips de bananes et purée. C’est très bon. Après avoir fait une cure de viande quand on était dans les Andes, on profite maintenant d’être au bord de mer pour manger poisson et fruits de mer.
 
Retour ensuite à l’hôtel pour se mettre en maillot de bain car cet après midi c’est plage. On prend un bus local et 10 minutes plus tard nous sommes à Miami, ou presque, la mer, des petites plages de sable, une route et des immeubles immenses comme on en voit aux USA. Personnellement je ne suis pas fan, se baigner au milieu des buildings c’est spécial. Mais bon une fois dans l’eau on s’amuse bien.
De retour sur la plage, c’est gâteau à la coco et coco loco. On ouvre une noix de coco de laquelle on enlève la plus grande partir du jus et à la place on met un mélange de 7 rhums. C’est bon mais ça a vite fait à monter à la tête. Je me contente donc de quelques gorgées.
18h30, fini la plage, on va faire un tour au milieu des buildings puis on chope un bus pour rentrer à la casa Lucia.
 
20h30, on s’est tous faits beaux pour notre dernière soirée en Colombie. On part direction Getzemani et un petit resto typique mais malheureusement le resto est fermé. On finit dans une pizzeria. C’est dommage, ce n’est pas très colombien pour notre dernier soir mais les pizzas sont supers bonnes. Et en dessert, on retourne voir la dame sur la place. Ce soir je goute au jus de Niporo con leche. C’est très bon, par contre après la pizza et avec du lait c’est vraiment lourd, et j’ai beaucoup de mal à finir mon énorme verre.
Il n’est que 23h et on commence donc par aller boire un coup dans un bar. Puis à minuit, direction Mister Babilla, une boite à la mode. En plus ce soir c’est gratuit pour les filles, c’est cool. Et c’est parti pour une super soirée de danse et de rigolade autour d’une bouteille de rhum (à 80€ la bouteille, même prix qu’en France, ce n’est pas donné de sortir en Colombie). C’est l’occasion d’apprendre certaines danses du pays comme le reggaeton ou la salsa.
 
03h15, c'est l'heure de rentrer. Et encore une fois on se perd dans les petites rues du centre. Je crois que notre guide a un petit problème d’orientation dans cette ville. Finalement, il est quand même 04h00 quand on va se coucher.
 
 
08 février, 08h00, réveil après une nuit de 4 heures seulement. Pas beaucoup de sommeil, mais on veut profiter au maximum de cette dernière matinée, alors on dormira plus tard. Et en plus on a à nouveau le droit à un super petit dej’ pour se mettre en forme.
10h00, tout le monde est plus ou moins debout (sauf le guide, et une fille du groupe qui est malade). Je pars me balader avec 4 des gars, direction les petites boutiques artisanales. Heureusement que l’on a un plan de la ville car toutes les ruelles se ressemblent un peu. Finalement, aujourd’hui je trouve quelques trucs à acheter, un débardeur aux couleurs de la Colombie et une tasse, rien de bien original mais ça fait des souvenirs.
 
11h20, quelques emplettes plus tard, on presse le pas pour revenir à l’hôtel. Une douche et il faut encore finir nos sacs. A 12h15 nous sommes tous prêts, check out et on part pour l’aéroport.  A peine 20 minutes plus tard nous enregistrons nos bagages.
Il est temps de dire au revoir à notre guide, un super guide qui a su nous faire aimer son pays.
 
14h15 nous décollons de Carthagène et commençons notre marathon en avion vers l’hiver. Départ sous un ciel bleu et près de 30°C, nous arrivons 1h10 plus tard à Bogota sous la pluie et 14°C. Changement de météo radical, et ce n’est que le début. A Bogota, on galère un peu car il faut changer de terminal, valider notre départ au bureau des taxes, s’enregistrer auprès d’Iberia et passer la douane, et aller manger aussi (parce qu’on n’a pas mangé depuis ce matin).
18h10 décollage de Bogota de nuit. Un repas, on regarde nos photos pour se remémorer ce superbe voyage et au dodo. J’ai toujours autant de mal à dormir dans un avion mais le manque de sommeil de la nuit précédente aidant j’arrive quand même à dormir un petit peu.
09h00 (heure française, 03h00 heure colombienne), le temps de prendre le petit dej’ et on entame déjà la descente sur Madrid. Il fait encore plus moche qu'à Bogota et il a l'air de fair encore plus froid. Ca promet pour notre arrivée à Paris. Une fois à l’aéroport, il faut changer de terminal (30 minutes à pieds) et repasser la douane. C’est bien ça nous occupe.
Ca y est, nous embarquons pour notre dernier vol. et 2h00 plus tard, et nous voici à Paris, Orly. Le temps de récupérer nos bagages et il est l'heure de se dire aurevoir, et à bientôt pour de novuelles aventures.
 
Nos pieds sont peut être sur le sol parisien mais notre tête est encore en Colombie, dans les montagnes ou au milieu de la forêt tropicale. D'ailleurs quelques détails (comme les tongs que je porte encore) montrent que nous sommes toujours en vacances; mais la grisaille, le reste de neige de la veille et les 2°C de température ambiante ont vite fait de nous rappeler qu'ici c'est l'hiver et qu'il va bientôt falloir reprendre le boulot. Qu'importe pour l'instant on est samedi et il nous reste encore tout le week end pour se remémorer ce superbe voyage dans un pays aux multiples facettes et qui gagnerait vraiment à être mieux connu.

 



Publié à 21:51, le 17/05/2013, dans voyages sportifs, Colombie
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Colombie, des Andes aux Caraibes

2013, Colombia, il y a ceux qui refusent d’y aller par peur ou par manque de curiosité et il y a ceux qui n’ont qu’une envie c’est d’y retourner. J’y suis allée et j’ai adoré, un trek de 5 jours dans la région du Cocuy (dans les Andes), une rando à cheval, les plages et le soleil des Caraïbes, et encore tant de choses à découvrir.
 
 
25 janvier, 04h15 réveil de bonne heure pour se rendre à Orly. A l’aéroport je retrouve les autres membres du groupe, on sera 9.
 
07h40 décollage pour 2h05 de vol. Arrivée à Madrid pour une escale de 2h15, on en profite pour prendre un petit dej’. 12h30, avec 30 minutes de retard nous redécollons, pour plus de 10h de vol. C’est vraiment long, surtout quand on ne dort pas. Heureusement, il y a les repas pour nous occuper. 16h50, après un atterrissage musclé nous voici enfin à Bogota. Il faut encore passer la douane, étape assez rapide, et récupérer les bagages, étape beaucoup plus longue.
Ça y est nous avons tous nos bagages on peut y aller. On rencontre notre guide-accompagnateur pour les 2 semaines à venir. Et c’est parti pour découvrir Bogota. A 2600m d’altitude, la ville est située dans une cuvette et entourée par les montagnes. 12 millions de personnes y habitent, à peu près autant qu’en Ile de France, c’est impressionnant. On traverse une partie de la ville avant d’arriver dans le quartier de la Candelaria (centre historique) où se trouve notre posada pour la nuit. C’est super sympa, l’entrée principale donne sur un patio central desservant plusieurs chambres ainsi que la cuisine.
 
Il est 20h30 et il fait déjà bien nuit mais on va quand même faire un tour dans Bogota. Le quartier de la Candelaria est plutôt calme, des petites rues et des maisons à 2-3 étages de style colonial, très loin de ce que l’on peut s’imaginer quand on pense à la capitale Colombienne. Nous arrivons sur la place Bolivar, une immense place bordée par le palais de justice, l’hôtel de ville et la cathédrale Primada. C’est un peu bizarre cette grande place vide ; au milieu il y a juste une petite statue de Simon Bolivar. Un policier vient voir notre groupe de touristes pour être sur que l’on ne s’aventure pas dans des quartiers dangereux. En effet quelques rues plus bas se trouve le coin des drogués et il faut absolument ne pas y aller. Mais pas de problème, le guide connaît la ville et il sait où il peut nous emmener.
On va ensuite diner dans un petit snack. Au menu, tamales (papillotes préparées à base de farine de mais, avec ici du riz et du poulet, le tout emballé dans une feuille de bananier) et chocolat chaud à l’eau et au fromage. Autant le tamal est vraiment bon, autant je trouve le chocolat chaud mauvais. Déjà le chocolat en lui-même n’est pas terrible mais avec le fromage dedans c’est vraiment très très spécial.
On finit notre balade sur une petite place animée super sympa, des jeunes discutent autour d’un verre, chantent, se produisent en spectacle. Au milieu de la place, se trouve une fontaine, souvenir du ruisseau qui alimentait Bogota à sa création. Et au fond, la place débouche sur une petite ruelle, la plus petite de la ville, avec de chaque coté des bars vendant de la chicha (bière locale à base de mais).
22h15 heure locale, soit 04h15 heure française, cela fait 24 heures que je suis debout et il est grand temps d’aller se coucher. Heureusement nous sommes de retour à la posada et ça fait du bien de se poser.  
 
Première journée de voyage assez fatigante comme souvent, même si on n'a pas fait pas grand-chose. En tous cas le groupe et le guide ont l’air super sympa. Il y a déjà une bonne ambiance.
 
 
26 janvier, 04h40, il est déjà l’heure de se lever. Je sens que ces vacances vont encore être très reposantes… Mais, même si la nuit fut courte, j’ai bien dormi et je suis en forme ce matin. Petit dej’ rapide et à 05h35 (et avec 20 minutes de retard) nous grimpons dans le minibus direction la gare routière.
 
06h03, nous arrivons à la gare routière pile poil à l’heure, c’était moins une. Le rangement des bagages dans la soute est un peu un casse tête mais finalement tout rentre. Et nous voilà partis pour 11 à 12 heures de bus, et ce pour faire seulement 340km. Ça me fait un peu peur quant à l’état des routes. Mais au moins le bus est assez confortable.
Nous mettons un peu de temps à sortir de Bogota à cause de la circulation mais après ¾ d’heures de route nous passons le péage des Andes. Nous quittons alors la grande mégalopole pour nous retrouver en campagne, avec les petits villages et les vaches qui paissent en bord de route et au loin, à l’horizon, les Andes. Ça fait un sacré contraste avec Bogota. Pour l’instant, même si on commence à monter, la route reste bonne. On passe Tunja puis Paipa où on s’arrête pour prendre un petit déjeuner tardif (il est déjà 11h). Ici au petit dej’ il est d’habitude de prendre une soupe (bouillon avec légumes et viande) mais pour l’instant je vais me contenter d’œufs brouillés.
Et on repart. Et le calvaire commence car la belle route a disparue. Elle a cédé la place à une route pleine de virages et à moitié goudronnée. C’est assez étrange des portions goudronnées alternent avec des portions de piste. Je ne sais pas si c’est qu’à certains endroits il n’y a jamais eu de goudron ou si c’est qu’avec le trafic il est parti, mais cela rend la conduite très chaotique. Je commence à comprendre les 12 heures pour 340km. Et je commence surtout à avoir vraiment mal au cœur.
 
Heureusement on s’arrête enfin pour manger dans un resto au bord de la route. Rien d’autre autour, il ne doit marcher que grâce aux bus qui s’arrêtent ici. Au menu, un plat unique à base de viande de chèvre, foie, patates et du yuka (manioc colombien). C’est très bon et très copieux. Le guide nous avait prévenus qu’en Colombie on ne risque pas de mourir de faim, je confirme. Cet arrêt fait du bien, en plus il fait super beau. Manger dehors en T-shirt en janvier, c’est cool quand même.
15h00 il faut repartir et reprendre les routes de montagne. J’ai qu’une hâte que l’on arrive à El Cocuy mais il reste encore environ 4 heures de route. Pour la fin du voyage, on change de chauffeur et ça devient pire que tout. Le gars roule assez vite et pile avant chaque virage, mal de cœur assuré.
 
18h40, nous voici enfin à El Cocuy. On est tous soulagés et heureux d’être arrivés et de pouvoir faire quelques pas à l’air libre après ces 12h40 de trajet. On récupère nos sacs et c’est parti direction la posada El Molino. Ce n’est pas très loin mais ça monte, et à 2800m d’altitude on le sent bien. La posada est encore très jolie. Construite à nouveau autour d’un patio central et au fond un couloir amène à un petit jardin autour duquel se trouvent nos chambres. J’aime beaucoup les hébergements ici, et en plus on a des douches chaudes (un petit filet, et chauffé par résistance électrique, mais c’est mieux que rien).
On va faire un tour rapide du village, jusqu’à la place centrale dominée par une énorme église. C’est calme ici, il n’y a presque pas de voitures, c’est reposant.  
20h00, c’est l’heure de manger. Au menu, soupe de mais puis poulet, frites, riz et bananes plantains. Très bon. Puis direction les chambres où il faut refaire les sacs car demain on part pour le trek. On n’est pas couché avant 23h.
 
Journée de transport à nouveau très longue, mais c’est le prix à payer pour arriver à El Cocuy. Et ça en vaut le coup, car les paysages sont vraiment beaux et la posada super sympa. J’ai hâte d’être demain et de commencer la marche au milieu des montagnes. 
 
 
27 janvier, 07h00, ce matin c’est presque une grasse mat’. Et pour nous donner des forces nous avons le droit au petit déjeuner typique colombien, soupe avec viande de bœuf, œufs brouillés, tartines et chocolat chaud (meilleur que celui de Bogota). C’est un peu bizarre de manger salé au petit dej’ mais finalement c’est plutôt bon.
 
On commence la journée par visiter El Cocuy. A côté de notre posada, se trouve la place du sapin. Là, trône un gros arbre autour duquel tous les habitants du village se retrouvent à Noel. Il y a même à cette occasion un concours de chars. Ça doit être sympa. Un peu plus loin se trouve le carrefour des 7 coins sur lequel débouchent les rues menant aux différents quartiers du village. Dans les années 75, ce carrefour était le témoin de nombreuses bagarres pour cause politique. C’est d’ailleurs pour des questions politiques qu’il a été décidé que toutes les maisons du village seraient peintes de la même manière, le haut des murs en blanc et le bas en vert. Ainsi, on n’affiche pas les couleurs de son parti politique, et cela semble éviter des disputes. Cela donne en tous cas une certaine harmonie au village. On continue la balade et on aboutit finalement sur la place du village. Au centre se trouve une maquette des montagnes alentours. C’est l’occasion de voir le chemin que nous allons faire dans les jours à venir. Un tour dans l’église où une messe est célébrée. L’église est pleine, rien à voir avec la France. Ici les gens sont très croyants.
 
10h20, de retour à la posada, nous sautons dans un 4x4 pour 1h00 de piste. Ça bouge un peu dans tous les sens, on se prend de la poussière mais finalement ça me donne beaucoup moins mal au cœur que le bus de la veille. Nous arrivons à la hacienda Esperanza, 3600m d’altitude, aussi jolie que les logements précédents.
On va visiter les lieux. A coté se trouvent des chevaux et des moutons. Je m’essaye à l’équitation mais je ne fais pas trop ma fière sur le cheval. On s’essaye également au lancer de lasso. Quand on voit faire le proprio des lieux, ça a l’air super facile mais en fait aucun de nous n’y arrive. On rentre ensuite manger. A midi le repas est préparé par le fils du proprio, ex-cuistot sur un bateau de luxe il est revenu ici au milieu des Andes pour aider son père. Ça c’est de l’entraide familiale, en tous cas il cuisine vraiment super bien, on a le droit a un délicieux ragout de mouton et un gâteau avec coulis de fraise.
 
13h00, on part pour une rando d’acclimatation direction la cascade Chimbilicos. Le paysage est assez joli et on découvre une plante de la région, les frailejones, un genre de cactus (même si ça n’en est pas vraiment un). Cette plante pousse de 2cm par an. Quand on voit la taille de certaines, plus de 2m, on se perd dans le calcul de leur âge.
Sur le chemin, on s’arrête devant la statue d’une vierge Marie. Il s’agit d’un lieu de pèlerinage en mémoire d’un Colombien qui a réussi à survivre au lynchage des indigènes. Dans la grotte quelques mètres plus bas on retrouve plein de croix ainsi que des statuettes de la vierge.
On repart ensuite vers la cascade. Ça commence à bien monter et on se rend compte que l’on est en altitude car on est très vite essoufflé. Nous voici en haut, ça ne vaut pas les cascades d’Islande mais elle est quand même sympa. Ce qui est joli c’est que l’eau a réussi à se creuser un chemin dans la roche. On redescend jusqu’à la vierge en longeant la rivière puis on retrouve le chemin de l’aller. J’ai un petit mal de crane qui commence à se faire sentir mais c’est normal c’est l’acclimatation. Cela me fait toujours ça quand je fais un effort en altitude. Normalement ça devrait passer assez vite.
 
De retour à la hacienda on a le droit à un petit thé à la coca. Ce n’est pas ce que je préfère mais il parait que la coca aide à l’adaptation à l’altitude. Ensuite à la douche. Il faut en profiter pendant qu’on a de l’eau chaude. Par contre dès qu’on sort de sous la douche il fait vraiment froid. Avec le soleil qui s’est couché, la fraicheur est arrivée. Heureusement le coin repas a une cheminée. On s’installe tous devant, ça fait du bien.
18h30, c’est déjà l’heure de manger. C’est un peu tôt mais bon. Au menu, des tartines tomates et fromage. C’est super bon, par contre pour les gros estomacs ce n’est pas super copieux. Heureusement on a le droit à une petite part de gâteau comme à midi en dessert, et une agua de panela. Il s’agit en fait d’eau chaude sucrée. On prend un morceau de pain de sucre de canne sur lequel on verse de l’eau chaude, et on obtient de l’agua de panela.  
Il est encore tôt et on décide de jouer au Uno, jeu indispensable quand on part en trek. C’est vraiment dommage que personne n’ait pris de Jungle Speed parce que ça aussi c’est pas mal comme jeu. Ça nous occupe bien notre soirée mais certains commencent à fatiguer et à 21h30 nous voilà tous au lit. On a beau avoir accumulé de la fatigue depuis le début du voyage, j’ai du mal à m’endormir aussi tôt et je décide donc de lire un peu. Je finis par éteindre vers 22h15-22h30. Je sens que la nuit va être bonne, surtout qu’on a le droit à une bouillotte bien chaude qui me réchauffe les pieds. C’est super agréable.
 
Première vraie journée de découverte et de marche après les 2 jours de voyage. Les paysages sont déjà beaux et on n’est qu’au début du trek. Ce sera surement encore plus beau plus haut. Par contre vu la température le soir ici, je pense qu’on aura bien froid quand on sera sous la tente à 4000 et quelques mètres.
 
 
28 janvier, 06h30 réveil matinal et bataille de polochons pour nous mettre en forme. Finalement on trainasse un peu et on finit par se lever à 07h00. Petit dej’, pain et œufs brouillés, et à nouveau un chocolat chaud à l’eau pas terrible. Je persiste dans le chocolat chaud, je me dis que je finirai bien par en trouver un bon. Mais s’ils les font tous à l’eau ça risque d’être difficile.
 
08h30, on retrouve notre guide pour la journée et c'est parti, avec 30 minutes de retard. Au début on emprunte le même chemin que la veille puis c’est à travers champs. C’est super sympa, en plus on a du soleil. J’aime bien marcher comme ça, sans vraiment de chemin. En plus ça ne monte pas trop dur. En haut d’une colline, une maison avec devant un petit garçon. Il est trop mignon et je monte le voir pour le prendre en photo.
On arrive ensuite au pied d’une falaise, une petite escalade de 5m et nous allons explorer une grotte. L’entrée est originale, c’est juste un trou dans lequel il faut descendre. Et pout une fois je suis contente de ne pas être très grande car les parois de la grotte sont assez étroites et pas très hautes. Je n’avais jamais fait de spéléo mais c’est assez sympa. Et c’est assez drôle de voir les gens monter et descendre la première petite partie escalade.
On reprend la marche direction le haut de la falaise où on fait une pause. Le guide nous donne des barres au chocolat ainsi qu’une pomme. C’est cool dans les treks, les guides ont toujours plein de trucs à manger. On en profite pour faire des photos de groupe sur un promontoire. C’est un peu laborieux pour y aller car il faut sauter par-dessus un fossé d’au moins 1m60 de haut et surtout plus d’1 mètre de large. Mais une fois là haut, les photos rendent plutôt bien.
 
Après cette pause, on repart à travers champs au milieu des frailejones. J’aime vraiment bien cette plante, je la trouve jolie. Au loin, on aperçoit des maisons mais en fait ce n’est pas encore le refuge. Il faut continuer encore un peu. Heureusement maintenant ça descend alors c’est plus tranquille. Nous avons une première vue sur El Pulpito del Diablo et le Pan de Azucar, notre objectif pour le dernier jour du trek. J’espère que l’on pourra aller jusqu’au sommet.
On rejoint un cours d’eau qu’il faut traverser sur un pont bancal. Nous voici sur un large chemin et 25 minutes plus tard nous atteignons le refuge de Sisuma, 4000m.
13h15 après avoir posé nos affaires, c’est l’heure de manger, soupe au quinoa (je connaissais cette céréale mais j’en n’avais jamais mangé en soupe, c’est très bon), viande de mouton avec riz, patates et haricots rouges (la cuisine colombienne est très bonne par contre il n’y a pas beaucoup de légumes verts et pas mal de féculents), et en dessert fromage-goyave (c’est assez étrange les associations qu’ils font avec le fromage ici. En tous cas leur fromage est meilleur avec de la goyave que trempé dans le chocolat chaud).
 
Après manger on décide d’aller jusqu’à la cascade Campanillos que l’on aperçoit depuis les fenêtres du refuge. Ça n’a pas l’air très loin mais en fait ça grimpe quand même et surtout il n’y a pas de chemin et là pour le coup c’est vraiment à travers champs, à travers frailejones, à travers pierriers… Elle se mérite cette cascade.
Pendant que certains font une pause en bas de la chute, avec 3 gars on décide d’aller jusqu’au sommet. L’accès est assez facile et une fois en haut on décide d’explorer un peu plus loin. On s’amuse comme des gamins en faisant des bateaux que l’on jette dans le cours d’eau pour les voir se jeter dans la cascade.
La descente vers le refuge est plus simple que la montée, à part qu’il faut arriver à trouver son chemin au milieu des falaises et des rivières à traverser. Nous rejoignons un chemin au niveau de la laguna Cuadrada puis retour tranquille jusqu’au refuge.
 
Ce soir finit la douche chaude, ici il n’y a plus que de l’eau froide. Ce sera donc une petite toilette rapide. On a ensuite le droit à un bon thé pour nous réchauffer et on passe le temps en jouant au tarot.
19h30, c’est l’heure de diner, soupe au lait et aux oignons (c’est cool tous les jours on a une soupe différente, toujours originale et toujours très bonne), riz avec poulet et légumes et en dessert pèche au sirop. Nous jouons ensuite aux énigmes. C’est sympa et ça fait réfléchir.
21h30 au lit, on se couche vraiment tôt.
 
 
Finalement, on aura fait une bonne journée de marche, 4h15 ce matin et 2h45 cet après midi. Cela a au moins l’avantage d’aider à l’acclimatation, heureusement car cette nuit on dort à 4000m d’altitude.
 
 
29 janvier, 06h40, réveil après une nuit difficile. Je n’ai pas beaucoup dormi, peut être est ce du à l’altitude. En tous cas je ne suis pas la seule, car dans la chambre tout le monde à une petite mine ce matin. Heureusement, on a le droit à un bon petit dej’ avec fruits, yaourts à la pêche, céréales, œufs brouillés et chocolat chaud.
 
08h20, les 3 guides (2 hommes et une femme) qui nous accompagneront pour les 3 prochains jours nous rejoignent et nous partons. Au début nous longeons les lagunes. Le chemin est plutôt plat ; c’est bien pour se mettre en jambes. En plus le paysage est sympa avec ces lagunes et les frailejones. Au bout d’une heure le chemin bifurque et commence à grimper. La montée est assez longue mais heureusement la guide (qui est aussi la cuisinière) a un rythme assez lent, ce qui nous permet de grimper sans trop souffler.
10h50, nous voici au Paso Curisi, 4410m. La vue est magnifique, d’un coté (d’où l’on vient) les lagunes et de l’autre côté une vallée verte. C’est dommage qu’il y ait un vent aussi fort. On fait malgré tout une petite pause pour attendre les derniers marcheurs et reprendre un peu de force.
Et c’est reparti, cette fois-ci en descente. C’est assez raide et au milieu de pierriers. Il faut faire attention de ne pas glisser. Je suis bien contente d’avoir un bâton, ça aide beaucoup.
 
11h30, nous arrivons au bord du Rio Calichal, où nous faisons une pause au bord de l’eau. C’est mignon, l’eau est super claire, ça donnerait presque envie de s’y baigner. Mais je pense que ça doit être vraiment frais.
12h00, nous repartons pour une nouvelle montée. Ça a l’air long mais finalement ça se grimpe mieux que la première cote. Et en 1h15 nous atteignons le second col de la journée, Patio Bolos, 4350m. A nouveau il y a beaucoup de vent et on s’arrête donc juste le temps de prendre quelques photos. On bascule de l‘autre coté et le paysage change totalement, on se croirait presque dans un désert. On descend un peu, histoire de se mettre à l’abri du vent. On se retrouve dans un immense pierrier mais au moins il fait plus chaud et nous en profitons pour faire une petite pause casse-croûte.
 
15h00, après une dernière petite heure de marche au milieu des cailloux et des frailejones, nous atteignons Laguna de la Plaza, 4300m, et son superbe lac. C’est dommage car la brume arrive et bouche la vue. Mais c’est déjà très beau. Pendant que les guides finissent de monter les tentes, nous farnientons devant le lac (ça me gène un peu de ne rien faire mais ça fait du bien de se poser). On en profite pour faire des tas de photos, du lac, du groupe. On s’essaye aux photos artistiques en faisant de jolis sauts. Mais avec l’altitude attention à la réception, ça fait un peu mal au crâne.
C’est déjà l’heure du 4 heures et on va prendre un thé sous la tente mess grand luxe.  La cuisinière est déjà au boulot pour nous préparer le repas de ce soir. Elle ne chaume pas. On s’installe ensuite dans nos tentes 2 places, on sort les duvets pour que tout soit prêt pour ce soir. Il y a juste un petit problème, les tapis de sol ne sont pas fournis et on est quelques uns à ne pas en avoir amené. Le sol n’a pas l’air trop caillouteux, on verra bien ce que ça donne.
 
Une fois tout le monde installé, on se retrouve sous la tente mess pour jouer au uno. Les préparations de la cuisinière commencent à sentir bon et nous donnent faim. Au menu ce soir, soupe de légumes, poulet avec riz et petits légumes et agua de panela. Pour l’instant on aime encore cette boisson mais à force d’en boire à tous les repas, je crois qu'on va finir par saturer.
Il est encore tôt et le guide-accompagnateur nous propose d’aller voir le lever de lune. 10 minutes de marche et une petite montée (en tongs) plus tard nous voici devant un ciel tout noir avec au loin un cercle blanc qui se lève lentement. C’est super sympa. Ce soir la lune est pleine et une fois levée, avec les étoiles, elle éclaire tout le paysage. C’est très beau.
21h00, direction nos petites tentes pour une nuit qui promet d’être fraiche.
 
 
Une journée de marche sympa avec 2 belles montées, mais pas si dures que ça. L’acclimatation se poursuit. Je suis contente, je n’ai presque pas eu mal à la tête aujourd’hui et ça devrait aller encore mieux les prochains jours.
 
 
30 janvier, 04h55 et déjà debout. La nuit fut une fois difficile. Le tapis de sol est vraiment indispensable car si le sol n’est pas trop dur, il est très froid. Et malgré mon duvet -25°C j’ai senti la fraicheur remonter de la terre toute la nuit. Mais ce n’est pas grave, le ciel est clair ce matin et il va surement faire beau et chaud. On a donc décidé d’aller voir le lever de soleil. Départ à la frontale pour environ 30 minutes de marche direction un promontoire un peu plus loin. De là on a une superbe vue sur la vallée et sur le soleil qui se lève. C’est magnifique et on reste là à contempler ce spectacle pendant un petit bout de temps.
Quand on rentre, le petit dej’ est prêt, fruits, céréales, yaourt et tartines de pain avec de l’arequipe (confiture de lait, j’adore).
 
08h30, départ pour la rando de la journée. Nous laissons les tentes et nos affaires au campement car nous revenons là ce soir. Nous partons par un petit chemin qui longe le lac sur sa rive droite, direction le Mirador, un gros rocher à droite d’un glacier. On a l’impression que c’est juste à coté et que dans une heure nous serons en haut. Mais les impressions sont souvent trompeuses.
On passe par une cascade qui descend vers les llanos (les plaines). Le paysage est superbe avec cette belle vallée verte. Les nuages commencent à arriver mais cela donne du charme au paysage. Par contre, il ne faudrait pas qu’ils remontent jusqu’à nous.
Nous quittons le chemin et progressons maintenant sur d’immenses dalles rocheuses, vestiges d’un ancien glacier. Finalement le chemin jusqu’au Mirador est assez long et monte plutôt bien. Nous voici au sommet (+/- 4700m d’altitude, le gps de mon appareil photo n’est pas tout à fait d’accord avec ce qu’annonce le guide sur l’altitude) quelque peu essoufflés. Mais ça valait le coup de monter jusque là, on a une super vue sur le lac ensoleillé, les llanos sous les nuages et de l’autre coté des sommets désertiques. Au risque de me répéter c’est vraiment beau. Ce n’est pas la première fois que je viens dans les Andes mais c’est à chaque fois des paysages totalement différents. Ici la couleur bleue du lac tranche radicalement avec les montagnes pierreuses qui l’entourent.
 
On reprend les dalles rocheuses pour descendre. Ca glisse et c’est un peu casse-gueule. On arrive au pied du glacier sur lequel on va faire quelques pas. Pour certains c’est la première fois qu’ils marchent sur un glacier et les pas ne sont pas toujours assurés. A plusieurs endroits se dessinent des crevasses, il faut donc faire attention où l’on marche. Mais elles n’ont pas l’air bien profondes donc il n’y a pas trop de danger.
13h00, il commence à faire faim. On se pose donc au bord du glacier pour casser la croute. Attention aux coups de soleil car même si l’air est frais, le soleil tape bien.
 
13h30, la pause a été de courte durée et nous repartons déjà. Il faut redescendre vers le lac. Toujours les dalles rocheuses et les pierriers. On commence à fatiguer, mais nous voici enfin au bord du lac au milieu des frailejones. Repos de courte durée pour les jambes car il faut encore contourner le lac et ce sont de nouveaux pierriers qui nous attendent. Et pour commencer une petite montée, qui, si elle est courte est également très raide.
16h00, le campement apparaît au loin. Nous commençons tous à être fatigués. Cela fait presque 8 heures que l’on marche à plus de 4000m d’altitude et sur un terrain accidenté où il faut toujours faire attention à ce que l’on fait. Nous sommes bien contents de retrouver la tente mess et un bon thé chaud.
 
On entreprend ensuite d’aller se laver les pieds dans l’eau du lac. C’est plutôt frais mais ça fait du bien. On n’a pas le droit de mettre de savon pour ne pas polluer l’eau donc ce sera juste un décrassage sommaire. Puis RDV sous la tente mess pour un apéro Uno.
19h15 c’est l’heure de manger. Soupe de champignons, spaghettis avec sauce au tofu, bananes plantains et macédoine froide. C’est vraiment très bon. La cuisinière assure.
Après manger, il est trop tôt pour aller se coucher et on reprend donc notre jeu de cartes. On essaye d’apprendre à un des guides et il comprend plutôt bien les règles. Ce qui n’est pas toujours facile car au Uno chacun à ses règles, et il existe de nombreuses variantes.
 
21h00 direction les tentes. Avant de dormir, on essaye de s’organiser pour avoir moins froid cette nuit. A défaut d’avoir un tapis de sol, on étale nos couvertures de survie. Je mets également mon anorak sous mon duvet, en espérant que cela fera au moins une petite isolation contre le froid.
 
Aujourd’hui belle et grande journée de marche. Une rando super sympa, fatigante comme il le faut, pas trop difficile et avec de superbes paysages.
 
 
31 janvier, 06h40, réveillée avant que le réveil sonne. La nuit a encore été fraiche, ponctuée par de nombreux réveils et pas beaucoup de sommeil. Mais je crois que finalement on s’y fait.  Et je finirai bien par être suffisamment fatiguée pour arriver à dormir malgré le froid.
Nous avons encore le droit à un super petit dej’ avec des fruits, du yaourt, des céréales, du fromage, des tartines et de l’arequipe, du thé et du chocolat chaud (plutôt bon pour une fois).
 
Nous aidons les guides à démonter les tentes et on reprend le chemin pour Sisuma. C’est un petit peu dommage car on reprend le même chemin que 2 jours avant. Du coup tout le monde trace. Mais je préfère marcher tranquillement et prendre quelques photos. On a déjà vu le paysage mais la luminosité est différente, et c’est toujours très beau. La montée jusqu’au Patio Bolos est assez facile puis on redescend tranquillement jusqu’au Rio Calichal. On fait une pause, histoire de prendre un peu des forces avant « the » montée jusqu’au Paso Curisi.
Chacun prend son rythme pour la montée et finalement en marchant lentement, 1 heure plus tard nous voici 300m plus haut. Encore une fois, il y a beaucoup de vent mais on profite de la vue en attendant les autres.
 
La descente jusqu’aux lagunas est plutôt rapide. Il est déjà 13h30 et on se pose au bord d’une laguna pour pique niquer. Au menu, sandwich saucisse-fromage puis sandwich fromage-confiture de goyave. C’est toujours aussi bizarre comme association mais pas mauvais. Après manger, un des guides nous fait une démonstration de pêche. Avec juste un fil de pêche et un hameçon, il arrive à attraper 2 truites. L’hameçon reflète la lumière du soleil et attire les poissons, et hop il n’y a plus qu’à les chopper. C’est assez impressionnant.
14h20, nous arrivons à Sisuma. On se pose puis on s’installe dans les tentes. Car on a beau être revenus au refuge, cette nuit ce sera encore sous tentes. Heureusement, on peut piquer des couvertures polaires au refuge et cela nous servira d’isolant. On profite ensuite d’avoir accès aux commodités du refuge pour pouvoir prendre une douche. Il y a juste un petit hic, c’est que ce sera sous de l’eau froide. Il faut faire vite, surtout pour se laver les cheveux.
Une fois tout le monde prêt, on reprend notre activité favorite, jouer au Uno.
 
19h00 repas avec soupe aux lentilles, très bonne, puis riz, poulet, mangue, carottes et courgettes froides (assaisonnées avec cannelle et agua de panela), et frites. C’est vraiment bon. On a eu une super cuisinière pendant tout le trek et elle va nous manquer.
Après manger, on rejoue à divers jeux et au dodo.
 
 
Journée de marche assez tranquille.
 
 
01 février, 05h30, réveil de bonne heure et de bonne humeur, la nuit a été beaucoup plus reposante que les précédentes. La couverture de survie et la couverture polaire ont plutôt bien isolées du froid. Préparation et petit dej’ rapides puis départ en direction del Pulpito del Diablo.
 
06h30 c’est parti. Pas besoin de frontale car le jour se lève déjà. Par contre il ne fait pas très chaud ce matin et je supporte bien mon surpantalon et mon anorak. Le début de la marche est assez tranquille, ça monte progressivement.
Nous voici à 4200m et une petite pause s’impose. Nous avons monté moins de 300m en 1h20. Ca promet pour la suite, il nous reste plus de 900m à monter. Et comme c’était à craindre, ça grimpe désormais plus dur. Nous nous retrouvons dans des cailloux qu’il faut enjamber, contourner ou escalader. Tout ça donne chaud et il est temps d’enlever une couche de vêtements. On est tous bien contents d’arriver en haut de ces rochers. En plus la vue sur les 2 vallées est superbe. C’est là que nous faisons une nouvelle pause.
Et c’est parti pour la dernière étape de la montée. Cette fois ci nous nous retrouvons sur une roche plate, témoin d’un ancien glacier. C’est plus facile. Nous avons maintenant le Pulpito en ligne de mire. Il est encore loin mais on se rapproche petit à petit.
 
Après environ 3h20 de marche, nous arrivons devant un glacier, au pied del Pulpito del Diablo et del Pan de Azucar. Le guide sort une corde que l’on tiendra tous pour pouvoir avancer quelques mètres sur la glace. C’est un semblant de sécurité même si je ne suis pas sure que cela serve à grand chose. Finalement, après 100m nous devons nous arrêter. Nous n’avons pas le droit d’aller plus haut et c’est vraiment frustrant. C’est dommage que l’UCPA ait interdit que nous allions plus haut mais nous respectons les consignes et après une pause photos nous redescendons gentiment vers la terre ferme.
La descente est assez rapide, marquée par un peu de pluie sur la fin. Pas grand-chose, juste pour justifier que l’on ait emmené nos capes de pluie.
13h30, après 6h30 de marche, nous revoilà au refuge de Sisuma. Une petite limonade, et on va faire nos sacs et démonter les tentes, car l’heure de partir approche.
 
14h30, après un bon repas riz, frites et macédoine + thon, nous reprenons le chemin pour 1h10 de marche sur un large chemin jusqu’à un refuge un peu plus bas où les 4x4 nous attendent. Le temps de charger les bagages et voilà nous quittons nos montagnes. Et cette fois ci les 3 filles nous avons le droit au super 4x4 confortable. C’est cool.
1h30 de piste et nous arrivons à El Cocuy où on se réinstalle à la posada El Molino. On reprend notre jolie chambre à 2 étages. J’aime vraiment bien cette posada, elle est très charmante.
 
Après une bonne douche chaude, le guide revient nous chercher pour nous emmener à une fête de village. Direction donc Guican, un village à quelques kilomètres de là. Cette fois ci c’est beaucoup moins confort car nous avons un pick up pour 11. Et je me retrouve à l’arrière avec 5 autres. On se prend les à-coups de la route et surtout la poussière. C’est inconfortable mais finalement assez rigolo.
Nous arrivons à la fête et au début je me demande ce qu’on fait là. Mais au final, c’est assez sympa. Il y a plein de monde et des stands de bonbons, de gâteaux, de vêtements, de viande grillée… Nous goutons d’ailleurs à des brochettes, pas mauvaises. Puis on va dans un « resto » pour manger. Au menu cote d’agneau, spaghettis, patates et riz. C’est une assiette énorme et le resto n’a rien de très chic mais c’est bon.
On va ensuite profiter de la fête. Chaque quartier ou famille a fait un totem avec des pétards et ils les allument chacun leur tour. Il y a également un orchestre et surtout des feux d’artifices tirés sur la place principale où nous nous tenons tous. C’est assez particulier de regarder un feu d’artifice tout en se prenant des débris de fusée sur la tête. C’est un peu dangereux aussi, mais moi je trouve ça rigolo. Et puis apparemment, depuis le temps qu’ils font cette fête, ils ont réussi à ne mettre le feu nulle part.
 
22h00 avec la journée de marche, on commence tous à être fatigués. On rentre donc à la posada. Il faut encore faire nos sacs avant de pouvoir aller nous coucher.
 
 
Une super dernière journée de trek. L’ascension a été un peu frustrante car j’aurais adoré aller jusqu’au sommet del Pan de Azucar. Mais c’était sympa quand même. Et la soirée à Guican était vraiment une chouette expérience. Etre les seuls touristes au milieu des Colombiens, c’est comme ça qu’on découvre une culture.
 
 
02 février, 03h15 il faut déjà se lever. La nuit a été courte. Ce ne sont pas vraiment des vacances reposantes. On prend un petit dej’ rapide puis direction la place centrale où on reprend le bus. C’est reparti pour un long voyage. Heureusement cette fois ci on a des places à l’avant et le bus est plus confortable qu’à l’aller. Je regarde un peu la route mais il fait encore nuit et le sommeil ne tarde pas à venir. Ça fait passer le temps plus vite.
Après 4h de route, nous avons le droit à un arrêt petit dej’. Des œufs brouillés (ça devient une habitude) et un chocolat chaud et on remonte dans le bus. Le retour passe beaucoup plus vite que l’aller. Il faut dire que l’on a du sommeil à récupérer et on en profite.
 
14h00, nous arrivons à Tunja mais le trajet n’est pas encore terminé. Nous montons maintenant dans un mini bus direction Villa de Leyva. Il commence quand même à faire faim et l’on fait un arrêt dans un petit bouiboui sur le bord de la route. Ce n’est pas très chic mais c’est super bon et le cuistot est super sympa. Au menu, bœuf grillé, bananes, riz, patates. Comme toujours très copieux mais bon.
16h00, après 13h00 de trajet,  nous voici enfin à Villa de Leyva, où nous allons nous installer à la Posada los Olivos. La posada est super sympa, plus chic que les précédentes. Les chambres sont coquettes et douillettes et on a une belle salle de bain avec eau chaude.
 
Une fois tout le monde installé et douché, on va visiter la ville, sa place principale pavée, ses petites rues et ses boutiques d’émeraudes. C’est très mignon comme ville mais cela fait plus touristique que la région del Cocuy. On profite de cette visite pour gouter des fruits typiques de la région. Il y en a tellement que l’on ne connaît pas, que c’est difficile de se rappeler tous les noms. En tous cas c’est bon, et c’est sympa de gouter de nouvelles choses.
Après la visite, nouvelle découverte, on va jouer au tejo, « sport » national. C’est un genre de bowling – pétanque. Il y a une cible en glaise avec en son centre des pétards. Le but est de viser les pétards avec des palets de manière à les faire exploser. Ça a l’air simple mais c’est en fait super compliqué car il faut atteindre les pétards avec le palet bien à plat pour qu’ils explosent. On passe un super moment, je sursaute à chaque explosion (majoritairement sur les terrains voisins car nous, on n’est vraiment pas doués) mais on s’amuse vraiment bien. Et la particularité en Colombie c’est qu’on ne paye pas le terrain mais une caisse de 30 bières. Et tant qu’on a à boire, on a le droit de jouer. Les fins de soirées doivent être sympas.
 
22h00, sur le chemin du retour on va manger dans un resto de parilla. Il est en fait un peu tard et le resto allait fermer mais ils acceptent finalement de nous servir. On a le droit à nouveau à un super morceau de bœuf grillé, comme à midi mais encore meilleur. Par contre c’est énorme et je n’arrive pas à finir. C’est frustrant car c’est super bon. Et en accompagnement comme d’hab’ bananes plantins, patate et salade + un jus de fruit.
On rentre ensuite se coucher dans nos belles petites chambres.
 
Journée de trajet assez longue mais qui finalement est passée assez vite. Et, la fin d’après midi et la soirée à villa de Leyva a été super sympa, surtout la partie de tejo, qui nous a permis à nouveau de découvrir quelque chose de typiquement Colombien. On a de la chance d’’être tombé sur un super guide car au lieu de nous laisser combler les temps libres, il nous propose toujours des activités au top. C’est vraiment cool !! 
 
 
03 février, réveil à 07h30. Le temps de se préparer puis petit dej’ dans la belle petite salle commune. Nous partons ensuite à quelques minutes de la posada pour faire une balade à cheval. Cela nous permettra de découvrir les environs de Villa de Leyva. Mon cheval s’appelle Caramelo, il est très gentil mais pas très rapide. C’est dommage, j’envie un peu ceux qui vont au galop. Mais au moins je ne risque pas de tomber. On va visiter plusieurs sites : pozo azul avec ses très beaux lacs à la couleur turquoise ; le musée kronosaurus construit au dessus d’un immense fossile de dinosaure ressemblant à un crocodile ; le parc archéologique de Moniquira, site astronomique des indiens Muiscas (site qui à la particularité de présenter de nombreuses statues de phallus) ; terracota, une maison entièrement faite en terre (super bien faite, c’est dommage qu’elle ne soit pas habitée car tout est prévu, même les WC et la salle de bain).
 
13h00, après cette super balade, on retourne en ville pour manger au resto carne y olivas. Une soupe de légumes, du poisson et de la goyave en sirop + un super jus de fruits. Ça change de la viande d’hier mais c’est également très bon. Pendant qu’on mange, on a le droit à un super orage. Ça ne dure que quelques minutes mais c’est impressionnant. Grosse pluie, heureusement que l’on est à l’abri.
Cet après midi, c’est quartier libre, le seul où on sera tous seuls car tous les autres moments le guide nous a trouvé quelque chose à faire. Mais c’est bien aussi car cela nous permet de nous promener dans les ruelles et de faire quelques emplettes. Je ne trouve pas grand-chose à acheter hormis une petite boite aux couleurs vives et des gâteaux meringues. Finalement je ne suis pas super fan de l’artisanat de la région et puis c’est pas donné et en plus on ne peut pas marchander. Alors que j’adore ça.
17h00, on se retrouve à 5  pour aller boire un verre sur la place principale. C’est chic et donc un peu cher. Mais ça en vaut le coup car les jus sont vraiment bons. Et puis c’est sympa de se poser tranquillement.
18h00, on se retrouve tous à la posada pour aller aux thermes. On est tous au RDV sauf le guide, qui a décidé de faire la sieste pendant qu’on se baladait et ne s’est pas réveillé. Mais le voilà et nous partons vers la gare routière où il négocie un taxi pour nous emmener aux thermes. On sort de la ville et on se retrouve au milieu de nulle part, et le taxi nous largue là. Il fait nuit noire et les bassins d’eau chaude ne sont éclairés que par des petites lampes. Au loin, des éclairs zèbrent le ciel et au dessus de nous les étoiles scintillent. L’ambiance est vraiment super sympa. J’adore cet endroit et c'est un super moment.
 
Après une heure de ce moment magique, on repart vers Villa de Leyva. Le taxi revient nous chercher et nous dépose directement au restaurant Portalès, sur la place principale. La soupe aux tomates en entrée est vraiment super bonne, puis truite, frites et salade et en dessert 2 fraises au chocolat. Très bon repas, à part le dessert qui m’a un peu déçue.
Retour à la posada tranquillement. Il commence à se faire tard mais il faut encore prendre la douche pour enlever le souffre des thermes et surtout il faut refaire le sac. Demain le départ sera encore matinal. On va finalement se coucher à 23h30.
 
 
Super journée à la découverte de Villa de Leyva. Je n'avais jamais vraiment fait de cheval mais la balade de ce matin était super sympa, et l'après midi shopping bien reposante après les 5 jours de trek.
 
 

 



Publié à 23:11, le 17/11/2012, dans voyages sportifs, Colombie
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Islande magique

Ísland, un pays où l'on peut pique niquer face à  l'Océan Atlantique, des glaciers dans le dos et des icebergs se jetant tranquillement dans la mer ; où l'on peut voir 20 cascades sans qu'aucune ne se ressemble ; où l'on peut traverser des champs de lave encore fumante ; où il peut pleuvoir pendant 8h sans interruption sans que cela nous gène tellement les paysages sont beaux ; où l'on peut mettre 4h pour faire 100km mais pas à cause des bouchons... en un mot un pays magique.



Publié à 19:53, le 25/08/2012, dans voyages culturels, Islande
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L'est Américain

2011, un voyage préparé des mois à l'avance pour que tout soit parfait. Cette année, je pars avec des amis au Canada et aux Etats Unis. 3 semaines à la découverte de l'est Américain, des superbes paysages Québécois à la démesurée New York, un voyage intense.



Publié à 15:55, le 19/02/2012, dans voyages culturels, Canada
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